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L'actualités des Éditions Duboiris:
  Jeudi 4 mars 2010
Cynthia McKinney et Charles Onana à Bruxelles
LE DÉSASTRE HUMANITAIRE DE LA R.D.CONGO : DE 1997 à 2010

Charles Onana est un journaliste d’investigation d’origine camerounaise. Il a publié l’an dernier un ouvrage remarquable intitulé Ces tueurs tutsis au cœur de la tragédie congolaise. Il s’y interroge sur les raisons qui expliquent les souffrances qui accablent le peuple congolais depuis l’entrée des troupes rwandaises du FPR au Congo. Il s’interroge plus particulièrement sur l’agression dont l’Est de la RDC est victime depuis 1997 de la part de ses voisins tutsi du FPR, alors que le Congo a toujours été pour eux une terre d’asile et d’accueil généreuse et nourricière ? Qu’est ce qui justifie le climat de terreur que subissent les populations congolaises depuis 1997 ? Et comment ces dernières peuvent-elle espérer s’en sortir un jour et engager une véritable réconciliation régionale ? Ce sont autant de questions légitimes que les populations congolaises et des Grands lacs, qui aspirent à la paix et à la stabilité, sont en droit de se poser.

Cynthia McKinney a préfacé l’ouvrage de Charles Onana. Cette ancienne congressiste américaine fut la conseillère et l’envoyée spéciale de Bill Clinton dans les Grands lacs. Elle a travaillé au cœur du dispositif politique américain et sa maîtrise approfondie du dossier des Grands lacs apporte un éclairage déterminant et sans concession aux questions cruciales soulevées par l’ouvrage de Charles Onana.

« La politique américaine dans les Grands lacs depuis 1997 »
par Cynthia McKINNEY
Ancienne congressiste et envoyée spéciale de Bill Clinton dans la région des Grands lacs

« Ces tueurs tutsis au cœur de la tragédie congolaise »
par Charles ONANA
Journaliste d’investigation

Jeudi 4 mars 2010 de 18h30 à 22h, rue Plétinckx 19, 1000 Bruxelles
 
  28 janvier 2010
Charles Onana dans TOUTES LES FRANCE
1960-2010 : cinquantième anniversaire des indépendances africaines.

Dans le cadre d'un débat sur France O sur les "héros africains", Charles Onana revient sur ces événements avec un regard objectif.

Les indépendances africaines furent le fruit de luttes intenses et acharnées entre les leaders africains et les défenseurs du système colonial français. Si les Africains se montrèrent combatifs et déterminés dans leur désir de liberté, les Français s’illustrèrent, pour leur part, par la défense acharnée du système colonial en Afrique.

Le résultat final ne fut pas celui tant espéré par les dirigeants africains qui croyaient pouvoir se défaire de la domination française. Ils perdirent en parti le combat car leurs adversaires, redoutant la montée des mouvements nationalistes africains et la conscientisation politique des étudiants, prirent la décision d’accorder plus d’importance au renseignement et à la sécurité. Ce dispositif, contrôlé par le Service de Documentation Extérieur et de Contre-espionnage (SDECE), mêlant à la fois réseaux d’influence, intimidation et répression, permis à la France de trouver de bons alliés et de conserver durablement son influence dans l’Afrique post-indépendante.

Suivre le débat cliquer ici
 
 
Eric BRETEAU face à Charles ONANA
En enquêtant au Tchad et en Europe, l'auteur -et son collaborateur - a obtenu de nombreux témoignages et documents qui prouvent que l’opération de « sauvetage » des enfants du Darfour n’était pas une mission humanitaire mais bel et bien un rapt d’enfants qui a mal tourné. L'auteur démontre que Eric Breteau, le président de l’Arche de Zoé, est un faussaire qui a trompé les familles tchadiennes en enlevant leurs enfants pour les envoyer en France alors qu’il prétendait les scolariser à Abéché (Tchad). L'auteur a également obtenu les dépositions du pilote belge et de l’équipage espagnol qui expliquent les coulisses de leur mission et les vraies raisons de leur engagement.

Après la condamnation des membres de l’Arche de Zoé à huit ans de travaux forcés par la justice tchadienne et leur libération à la suite d’une grâce présidentielle, il fallait fournir au public tous les éléments du dossier pour connaître la vérité sur cette expédition ratée et comprendre le rôle des Etats tchadiens et français dans cette affaire. Les analyses et révélations des auteurs prouvent que la situation au Darfour qui a servi de prétexte aux responsables de l’Arche de Zoé n’est pas un génocide mais une nouvelle guerre autour des grandes réserves pétrolières situées au Soudan, notamment au Darfour. Escroquerie et manipulation médiatique du grand public sont ici mises en lumière ; on découvre comment intérêts privés et raisons d’Etat se rejoignent, impliquant le Tchad, la France et les Etats-Unis.

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  29 septembre 2008
Campagne pour renommer le "pic Agassiz"
"De gauche, je suis généralement peu surpris par l’absence de scrupule de la bourgeoisie suisse dans le choix de ses partenaires commerciaux, mais ce fut pour moi un vrai choc. Des relations avec Pinochet, Botha, Suharto, Mobutu, Duvalier, Abacha? Bien sûr. Je connaissais la galerie des dictateurs qui ont eu des liens privilégiés avec la Suisse! Mais une famille saint-galloise, propriétaire d’esclaves au Surinam? La grande dynastie textile de Trogen (AR) – où j’enseigne l’anglais et l’histoire au lycée cantonal – qui s’enrichit grâce au trafic triangulaire?
Par la suite, j’ai contacté des amis, historiens et archivistes. Des sources qui confirment ces faits existent bel et bien. Cette implication suisse s’inscrit dans la logique de l’histoire économique européenne du XVIIIe siècle. Les livres d’Albert Wirz, sur la traite transatlantique, ou de Daniel Moser (Berne), sur «l’Holocauste Noir», confirment ces thèses. Après la coopération helvétique avec les nazis et avec l’Apartheid, voilà un troisième chapitre de notre histoire, auquel il fallait faire face... Les villes françaises de Nantes et du Havre, de même que celles de Liverpool et de Bristol, en Grande Bretagne, ont dû parcourir un chemin douloureux pour admettre, qu’en tant que grands ports négriers, une part considérable de leurs richesses venait du sang et de la sueur des esclaves. Ce processus a duré jusqu’aux années 90. Aujourd’hui, Liverpool a choisi d’affronter ouvertement son passé esclavagiste, si bien qu’on l’appelle la ville «championne toutes catégories».
Soyons optimistes! Travaillons ensemble pour mettre en route le même processus en Suisse! Neuchâtel? Genève? Saint-Gall? Quelle ville deviendra la Liverpool de Suisse?" Hans Fässler

Voir le reportage "Faut-il renommer le pic Agassiz" sur le Télévision Suisse Romande

signer la pétition en faveur du mont Renty

A télécharger:

 L'auteur et le livre dans la presse
 
  18 novembre 2006
L'APPEL DES AFRICAINS DE LA FRANCE LIBRE 60ème anniversaire de la Libération
En 1939, lorsque la France est attaquée puis occupée par l’armée d’Adolphe Hitler, son empire vient à son secours. C’est en partie grâce aux Africains du Maghreb et du Sud du Sahara que la France, sous l’impulsion du général de Gaulle, va reconquérir la dignité et la liberté du peuple français. Du Tchad au désert libyen, en passant par le Maroc, le Liban, la Syrie, l’Italie et l’Allemagne, nous, « tirailleurs » africains, sommes allés partout au combat contre les nazis et contre l’armée de Mussolini. Nous avons défendu avec force et détermination les villes et les villages français dans la Somme, le Vercors ; les Ardennes, etc. Parmi nous, des milliers de morts, de blessés et de rescapés.

Une fois la victoire obtenue, la France, qui disait être notre « mère patrie », nous a oubliés et abandonnés. Pis, en 1959, une loi dite de « cristallisation » a transformé nos pensions françaises en «indemnités viagères ». C’est-à-dire que nous ne pouvions plus avoir la même pension que nos camarades français.

En 1979, un décret du même type est venu renforcer cette injustice. Beaucoup de nos camarades sont morts sans toucher leur pension. D’autres, quelques survivants, peinent à toucher une pension décente, digne de leur sacrifice. Nous sommes aujourd’hui, à 70 ans, 80 ou 90 ans, dans l’impossibilité de manger, de nous soigner, de nous vêtir décemment. Certains de nos camarades sont parfois mis en situation d’humiliation où il faut lutter devant les tribunaux jusqu’à épuisement, parfois même jusqu’à la mort. Nos veuves et nos enfants rencontrent les pires difficultés devant les administrations françaises pour faire valoir leurs droits. Certains de nos fils et de nos filles sont mêmes expulsés de France. Comme si tout ce que nous avons fait pour la libération de la France était sans valeur et insignifiant.
Pour notre dignité et pour celle de nos enfants, nous avons décidé, à la veille des commémorations du 60ème anniversaire de la Libération de la France, de livrer notre dernier combat pour l’histoire et pour la justice.

Nous demandons la « décristallisation » totale des pensions de tous les anciens combattants de l’armée française. Nous demandons l’égalité des droits avec nos camarades français. Nous voulons être payés maintenant sur un fonds exceptionnel car tous nos camarades meurent chaque jour sans toucher leur pension. Nous ne demandons pas l’aumône. Nous réclamons nos droits. Nous voulons que la France nous respecte et qu’elle respecte notre sacrifice pour la liberté que nous avons rendue à tout le peuple français en débarquant en Provence en 1944 avec les alliés.

SIGNER LA PETITION EN LIGNE
 

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